La pratique, les études et la réflexion m’ont
conduit à ma propre conception de la danse orientale qui
est intégrée dans une vraie philosophie du corps.
Je suis persuadée que la danse est un prolongement d’une
certaine culture de l’esprit et du corps.
Bien souvent on peut constater que l’image d’une
danseuse orientale est dévalorisée. C’est
à nous d’essayer de réparer cette erreur en
cultivant le goût pour la belle musique, pour les beaux
costumes et pour la danse qui reflète l’harmonie
des instruments dans l’orchestre, la mélodie qui
touche le cœur et l’âme de celle qui danse.
La danse ne connaît pas de frontières, ni de nationalités.
De nationalité russe et originaire du Kirghizistan, pays
majoritairement musulman, j’ai grandi en Asie Centrale,
région multiculturelle par exellence, riche de ses traditions
et de son passé. Ce qui explique en partie peut-être
mon goût pour l’Orient.
J’ai toujours été passionnée par la
danse depuis mon plus jeune âge. Dans ma famille on se souvient
encore de moi lorsque toute petite je dansais chaque fois que
mon grand-père jouait de l’accordéon. J’ai
grandi et j’ai appris beaucoup de danses : danse folklore,
danse de salon, danse moderne… jusqu’à mon
arrivée en France, où pour la première fois
j’ai vu danser la danse orientale.
J’ai tout de suite compris que je lui étais destinée,
un long chemin s’ouvrait alors devant moi. Une fois engagée
sur ce chemin, je n’étais plus la même. La
danse orientale a transformé ma vie.
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